TCP/IP
et Mac OS
Open
Transport
a - Open Transport 1.3
Open Transport 1.3 supporte les configurations TCP/IP qui utilisent
le multihoming simple-lien (simultanément). Cette facilité
permet de configurer Open Transport en lui assignant plusieurs adresses
IP pour une seule carte Ethernet. Le Code Fragment Manager 68k est
également supporté et les drivers LocalTalk sont compatibles
avec tous systèmes utilisant la version 2.1 dApple
LocalTalk Bridge et du logiciel Apple LaserWriter Bridge.
b - Open Transport 2.x
Open Transport 2.x supporte AppleScript. A laide du NSS (Network
Setup Scripting), il est effectivement possible dutiliser
AppleScript pour configurer toutes les opérations de communications
réseau courantes, disponibles dans les tableaux de bord AppleTalk,
Infrarouge, Modem, Remote Access, et TCP/IP. Ces Tableaux de Bord
continuent à opérer et NSS peut fonctionner localement
ou à distance et offrir ainsi des automatismes puissants
aux utilisateurs et aux administrateurs de réseaux.
Limplémentation de DHCP dans Open Transport 2.x supporte
lidentification Client et la sauvegarde dune adresse
IP après un reboot et est particulièrement appréciable
pour la compatibilité avec les serveurs Windows NT. Limplémentation
de DHCP dans Open Transport permet de supporter la RFC 2131 et donc
de générer une adresse IP lorsquaucun serveur
DHCP nest disponible.
Le support SNMP (Simple Network Management Protocol est disponible,
ainsi que le support de MIB II (Management Information Base) version
2 et linstrumentation pour AppleTalk, les protocoles et transports
TCP/IP, les outils dadministration, et les supports dagents
pour bus PCI.
Le multihoming avec Macintosh
Multihoming est le terme utilisé pour la capacité
de communiquer en utilisant plus dune carte dinterface
réseau simultanément et en utilisant le même
protocole. Dans cette situation, les cartes réseau peuvent
être connectées sur différentes zones et avoir
des adresses différentes, tout en utilisant le même
protocole tel TCP/IP, AppleTalk, ou autre.
Le support multi-noeud (Multinode Support, souvent appelé
Single link multi-homing), est par conséquent la possibilté
de communiquer en utilisant plusieurs adresses réseau à
travers une seule interface (avec différents datalink) et
un seul protocole.
Le support Multihoming a été introduit par Open Transport
1.1 avec le support multihoming AppleTalk pour les développeurs
au niveau API. AppleShare 4.2.1 supporte AppleTalk multihoming et
plusieurs cartes dinterface réseau peuvent être
installées dans le serveur, autorisant ainsi les utilisateurs
à se connecter simultanément à des volumes
ou serveurs de même nom dans différentes zones.
Note : Le support multihoming ne remplace pas la fonction Pont ou
Routeur pour ces segments de réseau dans un LAN. Les différents
segments connectés à un seul ordinateur ne se voient
donc pas entre eux, mais les clients de chaque segment voient tous
le serveur AppleShare.
AppleShare IP 5 et 6 utilisent évidemment ces mêmes
ressources de multihoming, mais ce support est uniquement limité
à AppleTalk.
Apple Internet Router v3.0 modifie la pile classique AppleTalk pour
autoriser le multihoming. Une ré-écriture du routeur
est donc nécessaire pour utiliser les possibilités
résidentes du multihoming AppleTalk dans la version 1.1 de
la pile Open Transport / AppleTalk.
Le Client ARA supporte le multihoming AppleTalk pour deux ports
seulement (un port LAN et un port série) en configuration
réseau AppleTalk classique ou Open Transport.
A partir des Power Macintosh PCI et plus tard avec PowerMacintosh
G3 le port Ethernet intégré accepte des cartes compatibles
PC et lenvironnement Mac OS donc autorise des connexions simultanées
dans les deux environnements. Chaque environnement utilise une couche
adresse physique différente. En fonction des possibilités
des piles utilisées dans chaque environnement le support
multi-noeud peut être exploité ou pas. On peut donc
connecter des environnements DOS et Macintosh dans le même
réseau en utilisant le même protocole (comme TCP/IP
par exemple).
La norme MIME (Multipurpose Internet Mail Extension)
MIME,
l'extention "Multi-purpose Internet Mail Extensions",
est une spécification décrivant les formats de messages
multimédias sur l'Internet. MIME est disponible et utilisable
gratuitement et permet en particulier l'échange de textes
écrits dans des jeux de caractères différents,
lors de l'utilisation de courrier électronique multimédia
entre les systèmes informatiques.
Historiquement, la messagerie Internet n'utilise que l'ASCII US
(un jeu de caractères codé sur 7 bits) dans les échanges.
Tout texte (écrit dans une langue nécéssitant
plus de 7 bits pour coder son alphabet) ou information binaire doivent
être codé pour être transporté par les
serveurs de messagerie Internet (SMTP). Avec MIME, il est possible
de composer et de consulter des messages comprenant des jeux de
caractères autres que l'ASCII, donc du texte enrichi, des
images, des sons, des séquences vidéo, des condensés
de courriers, des "pointeurs" de fichiers (URL) entre
autres choses...
Les extensions MIME introduisent deux nouveaux codages pour les
données autres que l'ASCII US, appelés Quoted-Printable
(QP) et base64. Le premier est destiné à permettre
de coder tout alphabet nécessitant plus de 7 bits, le second
étant préféré pour les fichiers binaires
à transmettre sous forme de pièces jointes ou "attachements"
inclus dans les messages. QP code tout jeu de caractères
sur 7 bits. Ces codages ont pour principale fonction d'éviter
la troncature du 8ème bit par certains serveurs ou routeurs
intermédiaires et sont implantés sur toutes les plates-formes
existantes. Les deux codages MIME ne sont pas propriétaires
(contrairement à BinHex pour la plate-forme Macintosh) et
sont universels (à la différence d'uuencode et de
ses nombreuses variantes). Si QP peut être endommagé
par la traversée de certaines passerelles de courrier utilisant
le jeu de caractères EBCDIC, base64 est plus robuste que
"uuencode". Les deux codages définis par MIME permettent,
entre autre, de résoudre les problèmes suivants lors
du transport du message sur l'Internet :
Conversion des séquences CRLF Transmission des caractères
NULs (US-ASCII 0)
Mauvaise interprétation des tabulations
Troncature des lignes au delà du 76ème caractère
Espaces blancs (tabulation et espaces) excédentaires
Variabilité de l'US-ASCII (base64 n'utilise que 73
caractères fixes)
Corruption des messages due à certaines littérales
a - MIME dans le courrier électronique
A l'origine le courrier électronique était prévu
pour ne transporter que des textes ASCII, sans aucun accent ni enrichissement,
codés sur 7 bits. Pour coder un texte écrit en français,
l'ASCII est insuffisant puisqu'il n'autorise la définition
que de 33 caractères de contrôle, 52 lettres (minuscules
et majuscules), 10 chiffres, les ponctuations et l'espace. Pas de
place pour les cédilles, les accents graves ou aïgus,
les circonflexes et bien d'autres choses encore. Le français,
et les langues latines de façon générale, nécessite
un espace de 8 bits pour être codées. Cet "alphabet
latin" à été normalisé sous la
référence ISO 8859-1 ou ISO-Latin-1.
MIME permet ainsi d'utiliser ces alphabets étendus sur 8
bits (et même plus), ouvrant les possibilités d'envoyer
des messages par courrier électronique dans un grand nombre
de langues. Pour réaliser cette intégration des jeux
de caractères 8 bits, MIME rajoute trois lignes dans l'en-tête
de tout message échangé sur l'Internet. L'une décrit
le contenu du message (le jeu de caractères ISO 8859-1 par
exemple), une autre indique le codage utilisé pour transporter
le contenu du message (comme Quoted-Printable) et une dernière
signale que MIME est utilisé (Mime-Version: 1.0).
b - Compatibilité MIME
MIME ne restreint pas son champ d'action aux deux formats de codage
(QP et base64) qu'il introduit. Un logiciel supportant MIME est
capable d'interpréter des messages dont le contenu n'a pas
été codé, comme ceux véhiculés
en "7 bit", "binary" ou "8 bit". Parmi
ceux ci, les deux derniers peuvent être la source de problèmes
s'ils traversent des dispositifs du réseau qui tronquent
les messages au delà du 8ème bit. MIME recommande
QP et base64.
La compatibilité MIME ou plus exactement la conformance à
MIME est un label garantissant que le logiciel est capable de garantir
l'interopérabilité des messages MIME. Cela implique
que le dit logiciel génère toujours le champ d'en-tête
"MIME-Version: 1.0" dans tous les messages qu'il crée
et reconnait le champ "Content-Transfer-Encoding", puis
décode toutes les données reçues lorsqu'elles
sont codées soit avec QP ou base64. Toute donnée sur
plus de 7 bits, expédiée sans codage QP ou base64,
doit être correctement labellée avec un champ content-transfer-encoding
à "8bit" ou "binary".
Si la couche de transport des données ne supporte pas 8bit
ou binary, l'expéditeur du message doit encoder le message
et le labeller correctement sous Quoted-Printable ou base64. Si
le logiciel reconnait et interprète le champ d'en-tête
"Content-Type", cela implique quil évite
d'afficher les données brutes lorsque le champ Content-Type
contient autre chose que "text". Le logiciel doit au moins
être capable d'expédier le texte en spécifiant
le type de caractères utilisés dans le message, si
ce n'est pas de l'US-ASCII. Il manipule explicitement les types
de données suivants : Texte (Text), Image, audio et vidéo,
Application, Multipart et Message et traite tout message dont le
champ Content-Type est inconnu comme un message de type "application/octet-stream".
Lorsque ces cinq critères sont remplis, l'agent utilisateur
ou logiciel client est dit "conforme à MIME".
Bien entendu, pour que MIME soit d'une utilité quelconque,
il doit être implanté dans les logiciels utilisés
de part et d'autres d'un canal de communication. Ainsi, si deux
correspondants, échangeant des messages électroniques
souhaitent s'affranchir définitivement des problèmes
d'accents dans leurs textes, ils doivent tous deux utiliser un logiciel
conforme à MIME. De plus, MIME permettant d'utiliser des
jeux de caractères étendus, il faut aussi que les
polices de caractère utilisées à l'écran
pour l'affichage des
messages soient véritablement capables d'afficher l'alphabet
ISO 8859-1.
Quelques logiciels de courrier supportant MIME
- elm pl.24 ou supérieur (Unix)
- Eudora (Windows et Macintosh)
- Iride (Macintosh) Maelstrom (Macintosh)
- Mail Drop (Macintosh)
- MEUF (Unix)
- exmh (Unix)
- Pine (Unix et Windows)
- xfmail (Unix)
- Mail*Link SMTP pour QuickMail
- Microsoft Mail et PowerShare (Macintosh)
- Mail*Link Internet pour PowerTalk (Macintosh)
- AppleShare IP Mail Server (Macintosh)
- ML (X11 Unix)
- ZMail (X11 Unix, Windows, Macintosh)
- ProntoIP (Windows)
- PegasusMail (Windows et Macintosh)
c - Les "Types MIME"
Il existe des types de données MIME officiels et non-officiels
(!!), ce qui signifie qu'ils reposent ou non sur des accords préalables
et privés entre les expéditeurs et les destinataires
des données. Consultez la liste des types MIME officiels
ou reconnus pour un complément d'information.
Les principaux types de jeux de caractères sont :
ISO-8859-1 voir ISO_8859-1:1987 ISO-8859-2 voir ISO_8859-2:1987
ISO-8859-3 voir ISO_8859-3:1988 ISO-8859-4 voir ISO_8859-4:1988
ISO-8859-5 voir ISO_8859-5:1988 ISO-8859-6 voir ISO_8859-6:1987
ISO-8859-7 voir ISO_8859-7:1987 ISO-8859-8 voir ISO_8859-8:1987
ISO-8859-9 voir ISO_8859-9:1989 US-ASCII voir ANSI_X3.4-1968
Les principaux types de codage sont :
7BIT BINARY
8BIT QUOTED-PRINTABLE
BASE64
d - Glossaire MIME
Base64
: Standard de codage défini par MIME. Il permet de transporter
les données binaires et les textes exploitants plus de 7
bits sur Internet. Base64 est standardisé, contrairement
à BinHex ou uuencode, et Base64 résiste mieux aux
"déformations", au cours de son transport sur le
réseau Internet.
Body : Le corps, c'est à dire la partie du message
qui suit les en-têtes
Content : Le contenu du message MIME
ESMTP : SMTP Etendu, décrit dans la RFC 1651, permet,
entre autre, la négociation préalable du type de transfert
entre serveurs de courrier.
External part : "pointeur" sur une portion de message
accessible par FTP ou autres.
GIF : "Graphical Interchange Format", est un format
d'images standardisé. Supplanté par JPEG et PNG.
Header ou En-tête : Les champs To, From, Subject, etc.
au début des messages forment l'en-tête
HTML : (HyperText Markup Language) est un langage de description
de pages hypertextes sous formes de texte et de balises permettant
le formatage et la gestion des images, sons, etc. HTML est le langage
utilisé dans les documents diffusés par les serveurs
WWW
JPEG : Autre format de compression standard pour les images
Mail Transport ou L'office postal : Généralement
un programme chargé de l'acheminement et de la distribution
du courrier (sendmail, smail, MMDF, etc.)
MIME : Pour "Multipurpose Internet Mail Extensions"
défini dans la RFC 1521
MPEG : Standard de compression pour les images animées
MTA : Agent de transport de courrier (voir "mail transport")
MUA ou UMA : Agent de courrier utilisateur. Il s'agit du
programme avec lequel l'utilisateur consulte, lit, gère,
compose son courrier électronique (voir "user agent")
Multimédia : Données / informations composites
rassemblant différents types de formats et mettant à
profit les possibilités d'exploiter un, plusieurs ou tous
les formats contenus lors du traitement.
Part : Portion ou partie d'un message MIME comportant des
données d'un certain type MIME
PNG : Format d'image proposé par le W3C (Consortium
Web)
PEM : "Privacy Enhanced Mail" ou messagerie à
confidentialité ajoutée est un système sécurisé
pour le courrier électronique, garantissant le caractère
confidentiel ou privé des données transmises par courrier
électronique. Les techniques "habituelles" de courrier
électronique ne sont pas sécurisées. PEM fera
peut-être partie d'une future version de MIME
PostScript : Langage de description de page mis au
point par Adobe.
Quoted Printable : Codage standardisé dans MIME permettant
de coder simplement les textes émis par des agents de courrier
MIME. L'imprimable guillemeté ou "Quoted Printable"
est une transformation de tous les caractères non ASCII (7
bits) en des "représentations" uniformes (un signe
= suivi d'un code correspondant au caractère codé).
RFC : Acronyme de "Request For Comments". Les RFCs
sont des documents décrivants les standards pratiqués
sur Internet (protocoles, extensions, etc.)
SMTP : Pour "Simple Mail Transport Protocol" tel
que défini dans la RFC 821, est le protocole d'échange
de courrier entre serveurs au dessus de TCP/IP. Complété
par la RFC822 qui décrit les formats des messages transportés
via SMTP.
URL : Les repères localisant des ressources, utilisés
dans le World Wide Web. Ils se présentent sous la forme méthode-d'accès:
//hôte:port/chemin
User Agent : Programme en bout de chaîne, permettant
à l'utilisateur d'accéder à son courrier (exemples
: MH, ELM, /bin/mail, Unix Pine, Eudora)

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