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Technologie des disques durs

Généralités
Les disques durs

La façon de stocker les informations sur les différents supports fait appel aux procédés d'enregistrement et de lecture magnétique. Un matériau, en général à base d'aluminium, est recouvert d'une couche métallique magnétisable. Une "tête de lecture" vient y inscrire ou y lire des informations. Cette surface est magnétisée lors de l'écriture (positivement ou négativement) par l'intermédiaire d'un courant électrique généré par la tête..
Lors de la lecture, les zones magnétisées "positivement" ou "négativement" induisent (par phénomène d'induction) un courant électrique permettant de savoir s'il y a des informations correspondant à un "1" ou à un"0".
Le principe de la technologie magnétique consiste donc à traduire des informations binaires (0 et 1) en champ magnétique ("positif" ou "négatif").



Les disques durs amovibles
Ils gardent le même principe de lecture-écriture que les disques durs.
On peut distinguer deux types de disques durs amovibles :
- Syquest : le plateau est dans une cartouche protégée et fonctionne comme un disque dur.
- Bernoulli : le principe consiste a faire tourner un disque flexible à grande vitesse près d'un plateau fixe.
De la sorte, le disque devient rigide à grande vitesse (1500 tr/mn) lorsqu'il tourne au dessus d'une plaquelisse. La face en regard de cette plaque, appuyée sur une sorte de coussin d'air, peut alors être exploitée par une tête mobile.


Les sauvegardes sur cartouches (Streamer)
Les bandes magnétiques sont historiquement bien plus anciennes que les disques durs.
Le principe repose sur une bande féro-magnétique. Un électro-aimant permet de magnétiser chaque portion de la bande selon une polarité ou une autre en écriture, ou de détecter les variations de polarisation de champs magnétiques (à la lecture).
La bande défile à une vitesse linéaire constante. Si le coût de stockage est faible, le temps d'accès est long car on effectue un accès séquentiel aux données. Il faut donc, à chaque fois, lire toute les données qui précèdent celles recherchées.


Disques optiques WORM

Les disques optique WORM sont, par principe, destinés à l’archivage de données, car ils ne peuvent être écrits qu’une seule fois. Une fois que la surface a été totalement enregistrée, les informations seront disponibles en lecture à tout moment, mais son contenu restera immuable.
Sur un disque WORM, les données sont enregistrées au moyen d’un laser puissant, qui chauffe et modifie de façon définitive la surface du disque. La lecture s’effectue au moyen d’un pinceau laser à faible puissance.
La technique WORM (Write Once Read Memory) est idéale pour les applications qui imposent une sécurité sur les données, qui une fois enregistrées, ne nécessitent pas de remises à jour fréquentes.


Disques optiques CD-ROM
La technologie CD-ROM est basé sur la technique bien connue des disques lasers audio, qui permet une production et une diffusion de masse. Etant donné le faible prix de revient du support lui-même, le prix s’applique au contenu informationnel du disque. Il existe à l’heure actuelle une énorme librairie commercialisée.
L’information numérique est stockée sous forme de minuscules creux et de plats ayant des caractéristiques de réflexion de la lumière différents. L’unité CD-ROM lit les données par l’intermédiaire d’un laser de faible puissance, qui traduit les variations de de réflexion de la lumière en données numériques.
Le disque optique CD-ROM (Compact Disk - Read Only Memory) est un moyen de diffusion économique des fichiers de grandes tailles. Une capacité disponible de 650 Mo permet de stocker des milliers de pages de texte sous un encombrement réduit. Cette technique est largement utilisée pour diffuser des encyclopédies, des dictionnaires, des annuaires, des listes de pièces détachées, des librairies logicielles...


Différentes composantes d'un disque dur

Composants disque dur

Disque Dur

Disque Dur Plateaux

Paramètres spécifiques importants
- Nombre de plateaux
- Nombre de têtes
- Pistes
- Secteurs par pistes
- Capacité
- Cylindres
- Temps d'accès
- Vitesse de rotation
- Blocage des têtes



Secteurs par pistes

Pour l'organisation des données, les disques sont segmentés en secteurs de taille généralement compris entre 128 et 4096 octects. Les unités sont uniquement adressées en blocs logiques, sans préjuger de leur implantation physique.

Secteurs
Exemple de division de la surface d'un disque en trois zones concentriques dans chacune desquelles la densité
d'enregistrement reste comparab


Temps d'accès
Le temps d'accès d'un disque est en fait l'addition des temps suivants :
• Temps de "command Overhead" : le "command Overhead time" est le temps d'interprètation de la commande par le contrôleur du disque.
• Temps "seek time" : le seek time est en fait le temps de positionement de la tête sur la bonne piste à partir de la fin de la compréhension de la commande.
• Temps de latence : temps que va mettre le secteur que l'on veut atteindre pour se présenter devant la tête une fois que celle-ci s'est positionnée sur la bonne piste. Il dépend directement de la vitesse de rotation des plateaux. Typiquement on a pour une vitesse de 3600 T/min un temps de latence moyen égal à 16,6 ms ; 11,1 ms pour 5400 T/min et 8,3 ms pour 7200 T/min.
• Temps d'accès = latence + seek time + command overhead

Vitesse de rotation
La vitesse de rotation des plateaux était de 5400 tours/mn, aujourd'hui, les disques tournants à 7200 tours/mn sont courants.
Des disques durs apparaissent avec des vitesses de rotation de 10 000 tours/min.
Plus les plateaux tournent vite, plus le temps de latence est faible.



Blocage des têtes
Pour éviter que les têtes de lecture/écriture ne se posent sur les zones de données des plateaux lorsque le disque est arrêté, la plupart des constructeurs ont prévu un système de blocage des têtes, ainsi qu'un système de rapatriement dans la zone d’atterrissage en cas de coupure d’alimentation. Cette zone est nommée ”Landing zone” et se situe au centre du disque.
Ce système de rapatriement automatique peut utiliser :
• Un système électrique (coupure de courant dans une bobine générant une variation de flux et donc un courant induit dans le "Head actuactor", qui va déplacer le bras vers le bon endroit)
• Un blocage par électroaimant
• Sur les disques de marque Quantum, un système à air, le “Automatic Actuator Lock” (petite patte plastique qui bloque l’actuator lorsque les plateaux ne tournent pas). Lorsqu’il y a rotation, le déplacement d’air induit fait pivoter cette patte et laisse ainsi le champ libre à l’actuator.

 

Les différents facteurs de rapidité
- Entrelacement
- Les différentes "cache"
- Track buffering - Prefetch
- Sector Skew

 

Entrelacement
Certaines unités centrales ont une vitesse inférieure à celle du disque connecté, ce qui génère un déséquilibre entre la lecture, l'écriture et les E/S. Pour remédier à ce phénomène, on effectue un entrelacement des secteurs sur le disque.
Lorsque le processeur met en ordre les informations que la tête vient juste de lire sur un secteur, elle commande à celle-ci d'accéder au secteur suivant, or celui-ci a déjà défilé. Pour le lire, la tête doit attendre ce secteur durant une rotation complète du disque.
C'est au moment du formatage que l'entrelacement du disque est constitué, permettant ainsi de résoudre ce déséquilibre entre la lecture, l'écriture et les entrées/sorties.
L'entrelacement, appellé aussi interleaving, décrit comment les secteurs sont disposés sur le disque. Ainsi, la tête peut lire les blocs dans l'ordre séquentiel logique le plus rapidement possible. Les informations sont donc placées sur des blocs qui ne sont pas physiquement contigus. De cette façon, la tête n'a pas à attendre une rotation complète du disque pour lire le secteur précédement manqué. Sur des machines plus rapides, un entrelacement plus petit peut être adapté.
Un entrelacement de 1:1 (pas d'entrelacement) permet l'accès le plus rapide aux données.

Entrelacement

Différentes "cache"
Mémoire cache (cache niveau 3)
La mémoire cache correspond à une zone d'adresses spécifique de la DRAM de l'unité centrale.
La taille de la mémoire cache dépend de plusieurs considérations :
La quantité de RAM libre, la quantité de RAM nécessaire pour faire tourner une application, et quel genre d'application va tourner.
Certains programmes font un meilleur usage de la mémoire cache. Les tableurs chargent leurs feuilles de calculs définitivement, c'est pourquoi une mémoire cache est peu utile. Un traitement de texte charge les fichiers seulement quand il en a besoin, et utilise les données répétitivement : ici, la mémoire cache augmentera certainement la vitesse de transfert des données.



Cache Processeur (cache niveau 1)

La cache interne est une mémoire contenue dans le processeur destinée à stocker les dernières instructions et données utilisées. La cache externe (niveau 2) est une RAM statique très rapide (temps d'accès environ 20 ns) de quelques Koctects de capacité qui permet d'augmenter la capacité de la cache interne du microprocesseur.

Le disque cache

Localisée sur la carte contôleur du disque dur, elle est utilisée pour emmagasiner les informations du disque demandées le plus récemment. Bien qu'elle soit moins rapide que la mémoire cache, elle présente l'avantage d'augmenter la liberté de la RAM de l'ordinateur pour faire tourner les programmes.

Write caching

Utiliser lorsque le CPU veut ecrire sur le disque. Plutôt que d'écrire directement sur le disque, le CPU écrit dans la RAM cache du disque. Ce dernier effectuera l’écriture sur le média à son rythme et sans ralentir le CPU..

Track Buffering

Le “track buffering” est une anticipation de lecture.On considère que lorsque l'on lit un Le “track buffering” est une anticipation de lecture.On considère que lorsque l'on lit un suivants. On choisit donc de lire tous les secteurs de la piste d'une seule passe et de stoquer les données dans la RAM du disque.


Sector Skew

Sector Skew optimise l'accès des informations sur des pistes adjacentes, de la même manière que l'entrelacement optimise le mouvement de la tête à l'intérieur d'une piste. Il réalise cela en prenant en compte le temps que prend la tête pour aller sur une autre piste et la distance qu'un secteur parcourra dans ce temps (occasionnée par la vitesse de rotation du disque). Ensuite en compensant le numérotage pour les secteurs sur la piste suivante.
Supposons que la tête "lecture-écriture" vient juste de finir d'écrire sur le secteur précédent d'une piste. Si l'entrelacement est mis en place sur une valeur optimum de 1:1, la tête est prête à écrire sur le premier secteur de la piste suivante. Si cela est trop long, sur une révolution du disque, la tête arrivera trop tard malgré l'entrelacement. Pour résoudre cela, le comptage pour les secteurs de la piste suivante est compensé par une ou plusieurs positions.Cela assure que, pendant que la tête se dirige sur la piste, le bon secteur n'est pas déjà passé.

Sector Skew

Types de "Head actuator"
Le "Head actuator" est l'ensemble mécanique qui permet de déplacer les têtes de lecture/écriture et leur support à travers la surface des plateaux. Il en existe deux types :
le Stepper motor et le Servo voice coil actuator

STEPPER MOTOR
La rotation d'un moteur pas à pas est transformée en un déplacement incrémental linéaire qui va permettre de déplacer les têtes à travers la surfaces des plateaux.

Inconvénients : peu précis et non réglable (utilisé sur les ST225N).

Stepper Motor

SERVO VOICE COIL ACTUATOR
Le principe actuator est le principe d'un galvanomètre. La bobine du bras de tête est placée dans de champs magnétique d'un aimant. Toute variation de courant dans la bobine génère un courant induit qui fait déplacer le bras. Avantage : très précis et ajustable grâce à la variation de courant. Utilisé dans la plupart des disques actuels.

Actuator

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